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~ Approfondissement est mon mantra pour 2020.
Il passera aussi par ma créativité. ~

Voici un email qui je l'espère t'inspirera. Si c'est le cas, n'hésite pas à inviter tes amis à le découvrir en le leur transférant. Merci !

Bonjour .


J'espère que tu vas bien.
Je suis ravie de te retrouver dans cet email, même si j'ai un peu le trac.

Je me suis trop longtemps retenue, interdite à exprimer ma créativité par certains biais.
Par peur de ne pas être à la hauteur.
Par crainte d'être jugée.


Et puis, je me suis laissée aller au lâcher prise - j'apprends encore, c'est un travail de fond -, à me détacher du regard des autres, à vivre pour moi, et même parfois à oser.

Comme aujourd'hui.
Juste un peu plus bas.


Alors non, je n'y suis pas allée sans filets, j'ai d'abord fait valider mon projet par des personnes de confiance. - Rien que ça, c'est déjà beaucoup. -
De celles qui n'hésiteraient pas à te dire si tu fonces dans le mur.
Elles m'ont dit d'y aller,
alors voilà.
Je suis là, derrière mon écran, à taper cette introduction.


J'écris beaucoup, un peu sur tout.
Mon ressenti, mes envies, mes projets, mes idées.
Je n'écris pas toujours sur papier, parfois même, j'écris dans ma tête...

Renouer avec la lecture a fait germer dans mon esprit des bribes d'histoire.
Des débuts de récit.

A l'occasion de la Saint Valentin, j'avais envie de te partager une nouvelle que j'ai écrite.
Un texte sans prétention, ce n'est pas de la grande littérature.
Un morceau de vie qui aurait pu se jouer non loin de chez moi.
Un clin d'œil à ma passion qui est peut-être aussi la tienne.
Et peut-être la naissance d'une histoire d'amour.


J'ai peur, mais j'y vais.
Je clique sur envoyer, je te livre ce récit qui déjà ne m'appartiens plus tout à fait.


Bonne lecture.

Virginie


La robe

Il est 6h, les rues de Paris sont encore calmes à cette heure-là. J’ai programmé mon réveil à 5h15 ce matin, pour être sûr de ne pas me retrouver dans les embouteillages. Une perte de temps et d’énergie. C’est le moment que j’ai choisi pour partir, reprendre ma vie où je l’avais laissée quelques semaines auparavant, avant l’accident et la mort de ma mère. Tout a été si soudain. Puis, le besoin d’être en famille, les papiers, les rendez-vous chez le notaire, le rôle d’aîné qui me revient encore même à plus de 52 ans, l’envie de se retrouver dans nos endroits préférés, ... tout ça m’a retenu ici bien plus longtemps que je ne le pensais.

Je ferme le coffre sur mes quelques bagages, bien décidé à avaler les 492 kilomètres affichés sur le GPS.

Après 5 heures de route, une pause, un sandwich et un café pris sur le pouce, me voilà enfin stationné dans le garage que je loue, à quelques encablures de mon appartement strasbourgeois. Je pousse une valise d’une main, la sangle de mon sac me scie l’épaule, peut-être aurais-je dû les déposer avant ?

Non. J’ai tellement hâte de rentrer, hâte de me retrouver seul, hâte de me remettre au travail, hâte de la revoir... oui, surtout de la revoir. De nombreuses femmes sont passées dans ma vie, je ne leur ai pas souvent laissé la chance de s’installer. Oui, j’ai été un parfait connard. Mais avec elle, c’est différent.

Notre première rencontre, c’était il y a 7 ans déjà. Dans des circonstances tristes et pas des plus simples. De complications en rendez-vous manqués, notre histoire n’a jamais vu le jour. Il est grand temps d’y remédier.

J’arrive en bas de l’immeuble, l’ascenseur est en panne. Et merde, encore.
C’est agréable de vivre au dernier étage, avec une vue dégagée sur les toits de la ville. Sauf quand il faut se taper les 5 étages à pieds, chargé comme un mulet.

Bon 13 heures, j’ai quelques heures devant moi pour ranger mes affaires et régler deux trois dossiers en cours.

C’est en sortant faire quelques courses en fin d’après-midi que je la croise sur le pallier, devant son appartement, à la recherche de ses clés dans son immense sac à main. Sa robe à fleurs met ses formes joliment en valeur, ses longs cheveux ébènes descendent en cascade jusqu’à sa taille, son parfum doux et sucré de fleur d’oranger flotte dans l’air, et son sourire...

« Salut.
- Salut. De retour ? Comment tu vas ?
- Mieux, merci... Je suis prêt à reprendre l’écriture de mon livre. Dis-moi Clara, je crois que tu peux m’aider. Je cherche un resto... euh, pour un rencart.. un endroit sympa et cosy... pas très loin d’ici.
- Sans hésiter, la verrière. C’est sur les quais. Tu verras, on y mange très bien. Et l’endroit est calme et si agréable.
- Merci.
- Avec plaisir.
Elle se retourne, prête à ouvrir la porte de son appartement, une pointe de déception dans le regard.
- Clara ?
Elle tourne la tête vers moi.
- Je passe te prendre demain un peu avant 20h.
Je n’attends pas sa réponse, le sourire qui illumine son visage me l’a donné pour elle.

Ce moment que j’avais imaginé et rêvé en secret des dizaines de fois est enfin arrivé. Il s’est un peu fait attendre, j’avoue même avoir patienté dans les bras d’autres hommes, mais maintenant qu’il est là, je savoure chaque seconde.

Je me laisse tomber dans le canapé, les pensées se bousculent dans ma tête. Avait-il préparé son coup ? Sait-il que demain je fête mes 37 ans ? Qu’est-ce que je vais mettre ? ... Mais oui bordel, qu’est-ce que je vais mettre !

Je me lève et fonce jusqu’à la penderie. Trop coloré, trop passe-partout, trop petit, trop daté, trop trop, ... c’est évident, je n’ai rien à me mettre.
Enfin, rien qui ne soit à la hauteur de ce premier rendez-vous.

Voyons, je ne travaille pas demain, ce qui me laisse un peu plus de 24 heures devant moi. Une occasion de cette envergure mérite une jolie robe cousue main, non ? « Allez Clara, tu as largement le temps ! Tant pis pour tout ce que tu avais prévu de faire, il y a des priorités dans la vie. Le ménage et les courses attendront. »

J’aligne devant moi les boites en bois dans lesquelles sont rangés patrons et magazines, bien décidée à mettre la main sur la robe idéale. J’inspecte, fouille, compare, jusqu’à tomber sur celle qu’il me faut. Des manches trois quart et une ceinture qui souligne joliment la taille. Un décolleté féminin mais pas trop plongeant. Une longueur au-dessus du genou, c’est sûr, c’est elle !

Reste à trouver le tissu. Ce n’est pas le stock qui me manque, mais au vu du nombre de coupons en ma possession conjugué à l’étroitesse de mon appartement, tout est disséminé aux quatre coins de mon 2 pièces.
Dans des boites.
Sous le lit.
Derrière le canapé.
Dans le placard de l’entrée.
Il me faut un moment avant de tous les passer en revue et dénicher celui que j’avais en tête. Ah le voilà, enfin. Lavé et plié, rangé dans sa caisse, il attendait patiemment son tour.

L’arrivée d’un SMS sur mon portable me fait revenir à la réalité. Je regarde autour de moi mon salon sans dessus dessous. Puis, l’écran de mon téléphone et les quelques mots qu’il affiche.

- Hâte. Bonne nuit. -

    Moi aussi.
    Le temps a passé beaucoup plus vite que je ne l’imaginais, il est déjà tard. Mieux vaut aller me coucher que de prendre le risque de couper les pièces de ma robe à l’envers.

    Je range rapidement les piles de magazines et tissus avant de sombrer dans les bras de Morphée. Dans mes rêves se mêlent couture et dîner au restaurant...

    Le lendemain, je me réveille à la fois excitée par le programme qui m’attend et stressée par l’enjeu. Après avoir avalé un petit déjeuner express et pris une douche bien chaude pour me détendre et finir de me réveiller, je m’attaque au patron de la robe en prenant soin de le décalquer minutieusement. En reportant chaque détail. En jonglant entre les tailles pour coller au mieux à ma morphologie. En imaginant le résultat final.

    Quelques coups de ciseaux plus tard, j’épingle chacune des pièces sur un tissu qui me servira de toile. Trop peur de me lancer sans essai préalable, je n’ai pas prévu de porter un sac ce soir !
    Les étapes s’enchaînent, les chutes jonchent le sol, les épingles maintiennent les pièces en place, le fer à repasser attend patiemment de passer à l’action entre chaque étape, le tissu glisse sous le pied de la machine à coudre qui ronronne... il est temps d’essayer cette première version.

    Devant le miroir, chaque détail est analysé avec soin. Je tourne et me contorsionne. Dans un sens, puis dans l’autre. Il va falloir la reprendre sur les côtés, mais à part ça, elle tombe plutôt bien.

    Un coup d’œil à la montre, aïe, il est déjà 14 h, il ne faut pas traîner. Quelques biscuits secs feront l’affaire pour le déjeuner.

    Je pose maintenant le tissu plié en deux à même le sol, la table du séjour est bien trop petite, je balaie de la main tous les faux plis, avant d’épingler les pièces du patron.
    Pour la version définitive cette fois.

    « Allez, respire un grand coup Clara, ça va le faire. »

    Avec une pointe d’appréhension, je me lance. Les ciseaux coupent avec précision le tissu précieux et délicat. J’ai opté pour un crêpe de coton uni au joli tombé, la petite robe noire est une valeur sûre des garde-robes intemporelles que j’affectionne tant.

    Je prends mon temps, l’assemblage se passe plutôt bien. Je ne peux m’empêcher de multiplier les essayages après chaque étape. Juste pour voir. A tel point que je finis par coudre en sous-vêtements, la flemme de me rhabiller à chaque fois. La pose de la fermeture éclair me donne quelques sueurs froides, mais après avoir visionné pour la troisième fois un tuto sur YouTube, je comprends enfin.
    Des épingles entre les lèvres, je peaufine les derniers réglages sur la longueur.
    La voilà terminée.

    Comme à chaque projet de couture, un ouragan a dévasté mon séjour. En ramassant les chutes de tissus, une épingle manque de se planter dans mon gros orteil. Il faudrait vraiment que j’arrête de coudre pieds nus.
    Il est 19H30 quand je termine enfin de ranger.

    A peine le temps de sauter sous la douche, me maquiller, passer ma robe et mes chaussures à talons hauts, qu’on frappe à la porte. C’est lui.
    « Tu es prête ?
    Le temps d’attraper mon sac et de couper un petit bout de fil qui dépasse du bout de ma manche.
    - On peut y aller.

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    Inspiration

    Pour coudre sa robe, Clara aurait pu choisir différents modèles. J'en avais un bien précis en tête en écrivant ce texte, c'était pour moi plus facile de me projeter. 
    Et comme dans beaucoup de mes projets de couture, j'y ai apporté une légère adaptation.

    Voici 3 robes à la hauteur de l’événement.
    Qui correspondent à différents styles.
    A plusieurs personnalités.

    Il y a :

    Se projeter n'est pas toujours facile.
    Imaginer le vêtement sur soi.
    Avec le tissu qu'on aura sélectionné.
    A la hauteur de l'occasion ou de l’événement.

    Si tu doutes ou tu hésites, laisse le temps à ton projet de faire son chemin.
    Si tu es dans l'urgence, tourne-toi vers un patron que tu as déjà testé et validé. Ajoute-lui quelques détails qui le rendront plus adapté à l'occasion : empiècement en dentelles, manches allongées / raccourcies, ceinture rapportée, jolis boutons, ...


    Tu l'auras peut-être deviné, c'est la robe Magnolia qui m'a inspirée et que j'aurais moi-même choisie de coudre en de telles circonstances. Dans un tissu noir et fluide, venant doubler un corsage en dentelle.
    Et pourquoi pas des manches en dentelles, longueur 3/4.

    Et toi, laquelle aurais-tu choisie ?

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    Coudre le manteau Magnesium d’Ivanne S pour l’hiver
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    Un dimanche sur un fil #28
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