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J'adore toucher à toutes sortes de genres. J'ai lu quelques romans historiques (je pense à Le nom de la rose, par exemple) ; même quelques romans préhistoriques (comme les livres de Jean Auel, par exemple). En plus de toutes sortes de science-fiction, je lis aussi occasionnellement des romances et de la fantasy. J'ai été fasciné par des romans de John Irving, autant que par ceux de Michel Tournier ou Milan Kundera. L'imagination est le mot-clé ici. L'une de mes premières passions de lecture a été la science-fiction, surtout à l'adolescence, donc c'est naturellement vers elle que je me suis tourné lorsque j'ai abordé mon premier vrai projet. J'aime essayer de voir comment les gens gèrent la vie et prospèrent dans différentes époques, environnements et situations. Je rêve d'écrire une histoire qui aide à consolider ou à restaurer la foi en l'humanité.
Dans ma bio, vous avez peut-être lu que "J'écris une histoire de science-fiction cool mettant en scène un vaisseau spatial urbain à la dérive, une aspirante détective, des meurtres et une rébellion qui se prépare... ainsi qu’un antique coffre au trésor en bois ". (Si vous voulez, vous pouvez lire ma nouvelle CRADLE sur www.nicolaslemieux.com. - Aucune pression bien sûr !) Le récit se déroule dans un futur lointain, dans environ trois millénaires, et se situe dans ce qu'on appelle une colonie cylindrique O'Neill, qui est en fait un vaisseau spatial en panne transformé en une ville immense qui dérive au milieu de nulle part depuis des siècles. Je suis en train de peaufiner la culture et les thématiques utilisées dans ce monde, ainsi que l'histoire elle-même. Mais j'espère qu'elle transmettra cet espoir que nous pouvons trouver du bien dans le monde - n'importe quel monde, et que cela vient de ses habitants - les humains qui l'habitent.
Je m'y consacre depuis plusieurs années, parfois plus longtemps que je n'ose l'admettre. J’ai pigé des idées à gauche et à droite, et je les ai mélangées au fur et à mesure qu'elles me sont venues. Le défi maintenant est de ne pas ajouter trop de nouvelles idées, au fur et à mesure qu'elles arrivent, mais de façonner tout cela en un tout cohérent et équilibré qui fonctionnera et captivera le lecteur du début à la fin. C'est un métier exigeant, mais aussi épanouissant et enrichissant, et je suis heureux d'avoir la chance de l'apprendre et de le perfectionner au cours de ma vie. Avez-vous un projet créatif particulier auquel vous aimeriez vous consacrer ?
Je crois que nous devons choisir de nous épanouir dans le processus plutôt que de nous concentrer trop exclusivement sur l'objectif ou la récompense hypothétique, car cela serait pourrait mener tout droit au découragement et la dépression - ce dont je ne suis pas non plus à l'abri. Je fais de mon mieux pour naviguer entre les deux extrêmes, en gardant les yeux rivés sur la balle tout en profitant du paysage. Ce n'est pas toujours facile, mais je choisis de croire que c’est possible si j'y vais lentement et le plus régulièrement possible, un petit pas à la fois. On dit "fais confiance au processus". J'essaie de faire ça. Parfois, quand je me dis "je ne sais pas comment ça marche, je n'ai pas ce qu'il faut”, et ainsi de suite, bla bla bla... je me dis aussi, “mais je vais le faire quand même". Je ne sais pas comment ça va se passer, mais je considère que ça fait aussi partie du plaisir.
J’apprécie aussi les arts visuels, et je pourrais facilement m'imaginer me délecter un jour de quelque chose comme la peinture, le dessin, voire même la poterie. La musique m’a comblé pendant longtemps. Je pense que toute forme d'art peut mélanger et combiner nos expériences et nos passions d'une manière que nous ne soupçonnons pas tant que nous ne nous le permettons pas. Je serais ravi de savoir ce que vous allez inventer !
Je pense que toutes les formes d'art sont une sorte de recherche sur nos mondes intérieurs, et l'acte de les déterrer, de les exprimer et de les mettre en mots, formes ou couleurs, est un travail de fond que nous faisons au coeur de nous-mêmes. Que nous le reconnaissions ou non, le travail se fait de toute façon, je pense, car en fin de compte, la vie elle-même est une forme d'art. Que nous nous considérions comme des artistes ou non, nous le sommes d'une certaine façon, et nous possédons le courage de vivre puisque que nous sommes vivants. Je trouve ça inspirant. La vie elle-même l'est, si nous prenons le temps de la regarder d’assez près.
Une scène à la fois, une fouille archéologique à la fois. J'aime cette métaphore. L’écriture nous confronte à nos propres monstres intérieurs et défis personnels. Elle nous fait déterrer nos trésors cachés et les forces que nous ne savons pas posséder, pour les déterrer, pour les polir et pour les partager avec le reste de l’univers.
Si l'archéologie est la science, le « logos » de l'Antiquité, l’ « archaíos », au sens étymologique, alors l'archéologie et l’écriture fictionnelle ont beaucoup en commun. Je ne connais pas beaucoup d'histoires explorant ce thème, et je me demande parfois si je ne devrais pas m'y attarder davantage... Il y a eu Anathem, de Neal Stephenson, avec une histoire alternative très richement développée. Également du même auteur, Cryptonomicon, entrelaçant deux fils narratifs, l'un se déroulant de nos jours et l'autre durant la Seconde Guerre mondiale. Mais bien que je n’arrive pas évoquer un grand nombre d’exemples de mémoire, je soupçonne qu'il doit y en avoir beaucoup d'autres.
J'ai toujours été fasciné par les sciences, au point d'entamer un baccalauréat en physique, mais j'étais partagé entre deux mondes à l'époque : les sciences et la musique. Ce ne sont pas deux mondes incompatibles à mes yeux, mais plutôt complémentaires. Sauf qu’à 18 ans, je devais faire un choix de carrière, alors j'ai opté pour le chant “pendant que j’étais jeune". Je ne regretterai jamais ce choix, car il m'a permis de vivre des expériences extraordinaires.
Mais plus tard, à l'approche de la quarantaine, j'en ai eu assez de lutter financièrement et, franchement, la technologie et la science me manquaient. Ainsi, lorsque j'ai acheté mon premier PC au milieu des années 90, il ne m'a pas fallu longtemps avant de commencer à créer des sites Web - et le reste appartient à l'histoire. Après avoir combiné les deux activités pendant une décennie (programmation le jour et chant le soir), j'ai complètement arrêté de chanter à la fin de 2006, à l'âge de 40 ans. Je voulais être libre d’explorer autre chose. En ce qui concerne mon travail en informatique, ça fait déjà un certain temps que je m’y colle, et même si les conditions sont bonnes et les défis intéressants, mes yeux et mon coeur se sont tournés ailleurs. L'écriture semble être le seul art qui permette de toucher à tous les domaines qui me passionnent. C’est donc, en dehors de mon travail informatique, dans l’écriture que je concentre mes énergies créatives depuis une décennie et demie.
Ces jours-ci, je suis obsédé par mon projet en cours, Sept à la dérive. C'est un livre de science-fiction, c'est un roman policier, c'est une histoire de rébellion. Au fil des années, j’ai vu le projet prendre une ampleur qui dépasse ce que j’imaginais au début (je ne pouvais qu'espérer à l'époque, et à présent, je me retrouve immergé dans un monde nouveau, à répondre à des questions, et à résoudre des complications d'intrigue dont je n’aurais jamais pu soupçonner l'existence; à planifier ce qu’il va arriver, et à repenser, à rééquilibrer, et même, à façonner à nouveau l'ensemble du projet.
Je pourrais facilement me laisser attirer par de nombreux autres types d'écriture si je permettais à mon esprit s’envoler dans tous les sens, mais je n’arriverais peut-être pas à terminer ce que j’ai commencé. J'ai tout de même participé à quelques « batailles d'écriture » au cours des dernières années, et j'ai bien apprécié l'expérience. C’était un changement de décor bienvenu, mais j'ai trouvé que cela me ralentissait considérablement dans mon projet. Une chose à considérer, cependant : au sein d'un même projet, il peut exister différents types d'écriture, et certainement, des manières différents d’appréhender la vie. Les personnages de Sept à la dérive ont des visions du monde, des origines et des cultures variées. L'un provient du passé lointain. L’une est chanteuse. D’autres font… autres chose. J’ai inclu beaucoup de musique dans le roman, ainsi que certaines de leurs paroles. Quelle chance j’ai, de pouvoir m’attaquer à tant de choses différentes!
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